Un déni de la domination masculine ? Quel déni ?

Les hommes ne supportent pas le féminisme. Cela les énerve. Cela les rend bête et méchant. Pourquoi ? Dans sa thèse, dont je n’ai présenté qu’un extrait (qu’on trouvera ici), Léo Thiers Vidal a bien montré que les hommes sont dans le déni de la domination masculine. Et que pourtant, en secret, ils savent qu’ils dominent les femmes, qu’ils les exploitent, les sexualisent et les méprisent. D’ailleurs, ils reconnaissent que « je ne voudrais pas être une femme », parmi d’autres aveux.

Les commentaires à un article du journal Le Monde offrent l’occasion de montrer ce phénomène de déni, de rejet du féminisme, à divers degrés. Pas de l’analyser dans ses causes, mais d’en montrer les manifestations. (ceci est une 2e version revue).

La journaliste Zineb Drief m’avait contacté et interviewé brièvement, et nous avions évoqué divers livres récents. Elle a produit plusieurs pages d’un supplément du Monde des 14-15 avril sur ces références, dont mon travail sur ce blog. Et l’article général de sa plume est paru aussi sur la page Web (payante) du 13 avril sous le titre « C’est quoi être viril aujourd’hui ? ». En deux mots, il s’agissait de montrer que plusieurs livres interviennent sur cette question, dont certains suite à la campagne MeToo liée à l’affaire Wenstein.

Cet article a reçu 69 commentaires. D’une cinquantaine d’hommes et de deux ou trois femmes (si les noms sont pris pour vrais). La quasi totalité sont des commentaires très négatifs. Et très légèrement argumentés. J’en ai fait une lecture attentive, je les ai rangés par thème. (NB : je n’exclus pas totalement qu’un seul trolleyeur 🙂 soit l’auteur d’une majorité d’entre eux ; alors que les contributeurs du Monde donnent souvent leur identité, on a ici une majorité de dénominations « poétiques ». Mais comme les arguments sont diversifiés, ils sont intéressants, même s’ils ne sont pas « représentatifs »).

La première constatation, c’est que l’article est très peu discuté dans son contenu. C’est l’initiative d’aborder le sujet qui a choqué, énervé, bloqué ces hommes qui réagissent. Voici les quelques attitudes que j’ai repéré. Et j’ai commenté quelques caractéristiques de ces attitudes, en termes de déni.

« Botter en touche » (nous ne sommes pas concernés)

Le rejet est parfois immédiat :

« Je n’ai lu que le titre mais je me dis que voilà bien une question de fille. » (Gilles)

« Ben voyons, c’est toujours marrant ces « vérités » assénées sans aucune preuves et sources, qui et montrent juste la lubie de leur auteur. » (Untel)

« Le Monde est la caserne de toutes les Milices de la bonne pensée. » (No Country For Old Men)

[En bref, « c’est quoi être viril aujourd’hui ? » est une question incorrecte, interdite. Pourtant c’est une question ouverte, et même assez positive ! Remarquons que la question « des preuves et des sources » est un grand classique chez les gens qui veulent disqualifier les faits plutôt que de les analyser.]

« Assez sur ce sujet » (parlez-nous d’autre chose)

Pour beaucoup de ces hommes, le féminisme est une mode, une manie : et c’est une mode dangereuse, qui va affaiblir notre société :

« Tous ces articles en rafales pour faire douter les hommes… » (La nature reprend le dessus)

« Et allez donc, ça continue… » (Jaime Parloque)

« C’est marrant, mais les musulmans nous disent « l’Islam vaincra car il est plus viril ». Et nous nous sommes de plus en plus féminin. Demain nous serons emportés faute d’avoir été virils ? » (Interrogation).

« Le bourrage de crâne des enfants sous Hitler, Mussolini ou Mao était épouvantable. Mais au moins, il ne se cherchait pas de causalité scientifique : juste la volonté de faire des enfants des êtres obéissant au Parti. Le XXIème siècle occidental est plus subtil : le bourrage de crâne normalisant des petits garçons et des petites filles se cherche désormais des raisons philosophiques, voire scientifiques. Mais nous ne nous y laisserons pas plus prendre qu’aux fadaises totalitaires d’antan ». (untel).

{En bref, « c’est quoi être viril aujourd’hui », est une question d’idéologie intolérable. Poser la question constitue une menace. Pour le dire autrement, les hommes ont peur de voir questionner leur posture, leur identité, et donc leur part de domination masculine. Un homme ne doit pas se mettre en doute, c’est déjà trop dangereux pour lui. Sa force serait-elle trop fragile ?]

Les femmes veulent du viril, c’est prouvé

Pour plusieurs hommes, la virilité est encore pertinente et active, tout simplement car il s’agit de la préférence des femmes (et donc des hommes) :

« Nous avons « le tourisme sexuel ». Par esprit de révolte, un tas de femmes occidentales, d´âge mûr, vont se sauter en l´air avec de jeunes non-européens qui les attirent. Se sentant délaissées, leur beauté fanée, c´est leur « moyen d´être ». Les hommes occidentaux, eux, pour démontrer que leur virilité est telle quelle, ont commencé cette carrière beaucoup plus tôt dans les années 70, en Thaïlande, au Venezuela ou au Brésil. Michel Houellebecq nous en fait une narration dans son « Plateforme ». » (Jodemos)

« Du reste, un ramassis de poncifs car l’énorme majorité des femmes préfèrent les mecs forts. » (Untel)

« Ben c’est pour cela qu’après ’50 nuances’ cartonne. Fric, domination, perversion, jeu de pouvoir. Je ne sais pas si c’est masculin ou féminin mais tout simplement humain. Nos relations sociales, affectives, sexuelles sont basées sur le fric et le pouvoir. Est ce que l’on met sur un CV nos lectures, nos émotions, notre capacité d’empathie ? Non » (Furusato)

« Nombre de femmes et jeunes filles sont encore dans l’option viriliste ( où la force paraît protection et prévision reproductive ) mais elles vont la chercher chez le non -occidental qui leur semble n’être pas émasculé. » (Furusato)

« Le rap véhicule tous les stéréotypes de la virilité masculine (arme a feux, gueules de bad boy, allure de gros beauf) et de la misogynie…ce qui n’a pas l’air de déranger le moins du monde ces jeunes filles qui se pâment devant ces cerveaux. » (Slwotrane)

« Trois filles d’une vingtaine d’années (d’après la conversation, elles étaient en BTS). Plutôt jolies. Elles « parlaient mecs ». Et la conclusion était claire : les « gentils » sont ennuyeux. Que faire ? » (Martin)

Bref, elles veulent de l’égalité pour elles, mais pas pour changer les hommes. Nous pouvons dormir tranquille. Plutôt que se déforcer, ce qui revient à se dévaloriser. [Remarquons que le vécu des femmes est réduit à un pur désir sexuel, en oubliant les violences masculines, et la peur des violences masculines, et l’exploitation ménagère masculine, et le sexisme masculin… et les inégalités.]

« Vous avez négligé complètement un aspect du problème : l’entourage de l’homme peut exiger de lui protection et sécurité. S’il se « laisse aller », ceux qui pensent avoir besoin de cette protection et de cette sécurité, sa femme, ses enfants, sont les premiers à le rabrouer, en termes parfois très blessants. Ce qui fait que, pour faire évoluer ce modèle, l’homme doit non seulement opérer cette remise en question qu’on lui fait ressentir comme dévalorisante, mais convaincre son entourage réticent. » (Vir)

[En bref, faire évoluer le modèle viril équivaudrait à « se laisser aller » ?]

En fait, on ne critique pas le contenu de l’article (ou si peu : une brève citation tirée de son contexte). On critique son existence. Les femmes, « elles exagèrent ».

« Le mâle a perdu sa virilité depuis longtemps ; pourquoi tirer sur l’ambulance ? Le modèle actuel, c’est l’indifférencié : l’homme ou la femme, c’est la même chose. Les représentations symboliques sont en train de s’effacer radicalement. Nos amis sociologues négligent le plus important : la femme est devenue la plus forte car, si l’homme a besoin de la femme pour procréer, la femme n’a plus besoin de lui ! » (Gustav)

« Oui. Avant la révolution industrielle, le pouvoir dans les sociétés était basé sur le muscle: force musculaire et violence physique. Les hommes étaient dominants et l’esclavage habituel. Avec la révolution industrielle, le muscle ne sert plus à rien puisqu’il y a les machines. Les hommes se retrouvent alors automatiquement à égalité avec les femmes qui peuvent utiliser leur cerveau et pratiquent la violence morale aussi bien que les hommes.. et c’est pourquoi les femmes ont acquis des droits… » (kickaha)

[Le thème d’une égalité déjà totalement réalisée est courant chez les hommes dans le déni. Il permet de glisser rapidement à « l’abus de pouvoir » des femmes, à leur violence, et autres possibles, tant qu’on oublie la domination masculine.]

On n’y peut rien, c’est dans notre nature

Force physique, hormones, besoins irrépressibles et division des rôles, le catalogue d’arguments (souvent démontés depuis longtemps par les féministes, et des scientifiques parmi elles) est énoncé :

« Désolé, la nature reprend vite le dessus (et non la culture ou les juristes). Nous n avons pas le même bain hormonal, on aime construire et maîtriser les technologies, peut être parce qu ‘on a pas d’utérus, et quand on a du temps libre on aime naviguer, randonner ou partir en trail. Pour ceux qui doutent, patchez vous aux œstrogènes et à l’ocytocine, pour celles qui doutent patchez vous à la testostérone et l’hormone de croissance. » (la nature reprend toujours le dessus)

« La différence de force physique existe toujours vous ne pouvez pas la gommer. » (Ulysse)

« Reconstruire la virilité ne passe pas par exemple par la suppression du fait que les hommes ont une masse musculaire plus important ou de la testostérone, mais par le respect de ses sentiments et corps, et ceux d’autrui, homme ou femme, et, après, on parle sexe. Respect first ! » (Respect, désir, sexe et fun)

« Une forme de division du travail , l’homme qui protège et sécurise , la femme qui garde le foyer et les enfants garants de l’avenir , qui fait la guerre et accepte d’y mourir avec courage et honneur. A t.il disparu ce besoin de sécurité de la part des femmes dans leur imaginaire au moins ? Si c’est le cas , alors la virilité ne serait plus qu’une posture dépassée . Et le féminisme serait il la tentative d’une version féminine de la virilité ? » (Sarah Py). Et elle (il?) précise par une réponse : « La virilité est pouvoir , avec sa part de satisfaction mais de responsabilité , être dominé c’est aussi plaisant : pouvoir jouer du dominant. Combien de femmes de nos histoires intimes ont laissé aux hommes l’illusion de leur pouvoir pour dominer de fait ? » (Sarah Py)

Ce qui est frappant dans ce catalogue, c’est que le cadre général de la « domination masculine » disparaît. On est dans une pure logique argumentaire, avec ses clichés et ses poncifs, ses évidences.La masculinité, c’est des muscles, des hormones, des attraits tels le courage ou la technique — et non pas une identité de pouvoir et de domination, toxique pour les femmes&hommes. Or on peut défaire cette identité, et l’argument des muscles et hormones sert à refuser cette déconstruction.

Ci-dessous, un témoignage plus concret de l’effet hormonal… qui explique qu’on « ne peut pas transiger » au lieu d’être « prêt à accepter l’opinion des autres » (à croire que les nombreux hommes qui peuvent écouter une opinion souffrent de faiblesse hormonale ?) :

« Je m’injecte tous les mois de la testostérone car je n’en produis pas (pas de testicules). Je peux vous confirmer que la testostérone a des effets évidents et avec lesquels on ne peut pas transiger : agressivité, libido difficile à contenir envers les femmes, mais aussi mémoire et esprit très actifs, endurance à l’effort. Puis l’effet s’estompe, je deviens plus cool, plus « normal ». Et enfin, je finis fatigué, prêt à accepter l’opinion des autres. Après le cycle recommence. » Un oenuque

C’est une mauvaise époque à laisser passer

On peut évoquer brièvement des arguments d’évidence, on peut aussi « prendre de la hauteur » pour mieux emballer son déni… avec un « air supérieur » :

« Ce discours sur la virilité, comme celui sur l’émancipation féminine est bien le reflet de notre époque. Société du spectacle où il y a injonction à répandre ses émotions en long et en large. La discrétion, la mesure, le tact ? trop ennuyeux. Il est normal que les femmes y trouvent plus leur compte. En moyenne elles verbalisent plus que les hommes et de fait expriment plus leurs émotions. Mais trop nuit au bien. La virilité ? je dirais plutôt la force tranquille. » (adelagarde)

Ce qui fait sursauter quelqu’un :

« La force tranquille ! Non mais franchement ! J’ai bien l’impression que le monde dirigé par les hommes relève de tout sauf de la force tranquille» (Greenpower)

Mais qui séduit un autre :

« Réflexion intéressante : il faudrait la confronter à des séries US comme This is us qui font glisser le masculin du côté de l’émasculation gentille et émotive .Très habilement par moments. » (furusato)

[En passant, on aura noté ces aspects de la virilité : discrétion, mesure et tact. Vraiment ?]

Et l’emballage pourra être plus subtil encore :

« @greenpower, Vite lu mal compris. J’ai jamais écrit nulle part que les hommes (mâles) étaient l’incarnation de la force tranquille. La question portait sur la virilité. Si il pouvait y avoir, selon moi, une virilité idéale à l’âge de l’hystérie médiatique, ce serait sans doute celle-ci. » (adelagarde) (Ce qui amène cette remarque du tac au tac : « Donc viril et virilité sont totalement étrangers. D’accord ! » (GH)

« C´est très cool de se sentir viril, plein d´énergie, de partager une extase sensuelle et profonde avec une femme. Les baisers sont importants. Pas besoin d´associer par réflexe conditionné la virilité, qui est synonyme de vie, à cette domination masculine, qui est en fait un manque à être. » doc feelgood

Deux phrases où effectivement on cherche à séparer une domination perverse (maladive, donc anormale) d’une saine virilité. Laquelle se mettrait tranquillement à l’abri de toute critique, due à l’hystérie médiatique.

« Il est tout-de-même étonnant que toutes ces analyses analysent les modèles masculins et féminins comme une constante, un éternel. S’ils ont changé et changent sous nos yeux, c’est que nos sociétés ont elles-mêmes changé, que l’impératif de la reproduction qui est au centre de cette problématique s’est transformé. » (Berjac)

« « Elles veulent jouir de leur corps ». Cette phrase est très chargée de sens. La base du désir sexuel est une envie du corps de l’autre et une jouissance grâce au corps de l’autre. Mais notre société libérale semble le plus souvent s’entendre sur l’idée que le corps masculin ne peut être désiré (sauf par un homme homosexuel) tandis que celui de la femme est sans arrêt idéalisé et désigné comme désirable. Parler de la fin de la virilité comme corollaire d’une fin de la féminité est hypocrite. » (Etogal)

« Très juste remarque.J’ai toujours soutenu sur ces forums que la déconstruction était une construction subreptice, avantageuse pour le nouveau modèle qu’on veut mettre en place dans les cerveaux .Vous le montrez parfaitement . (furusato)

Ou une brève évocation de problématiques historiques ou sociologiques (considérées comme évidentes), pour continuer le déni.

Bon, tout cela mérite un conseil plus concret, dans l’art du compromis : « Ne pas forcer sur la masculinité, en avoir en réserve, ne l’exhiber que si nécessaire, la tempérer par des biais de sensibilité. Mais ne pas croire non plus qu’elle consiste à mettre une jupe et du rouge à lèvres. » (furusato). Des « biais de sensibilité » ! Hypocrites ? Oui, on a dit effectivement que la « journée de la jupe » et l’affichage en rouge à lèvre étaient hypocrites. Mais comment « biaiser » sinon avec hypocrisie ?

En attendant, ne laissons rien passer !

Deux contributions allant dans le sens de l’article se font rapidement retoquer :

« Les femmes n’ont plus envie de se donner, elles veulent jouir de leur corps. » C’est vrai, elles sont maîtresses de leur plaisir, et ça continue à rendre fous de rage des millions de machistes attardés un peu partout de par le monde. Quand ils renonceront à cette injonction de virilité, on pourra peut-être commencer à vivre harmonieusement ensemble, femmes et hommes à parité. (à parité)

Et du tac au tac : « Curieuse votre injonction à l’absence de virilité. » (Gilles)

« En 1971 , à la maternité, j’étais dans une chambre avec une autre maman d’un petit garçon : elle était entourée de sa famille italienne fort nombreuse. Le nouveau né s’est mis à pleurer et j’ai pu entendre  » un garçon, ça ne pleure pas »! Je me suis redressée de mon lit pour protester devant la famille étonnée. Oui ça commence très tôt cette éducation des petits garçons. Votre article laisse entendre que cela n’a pas changé: il y a encore à faire…. » (Fanfan)

Et du tac au tac : « Ah, vous vous mêlez de ce qui ne vous regarde pas ?! » (Pierre Froment)

La pauvreté des contributions par rapport au contenu et au thème de l’article est spécialement frappante. Presque personne n’a abordé le sujet. Et celle&celui qui s’y est risqué s’est fait descendre ! On est presque en face d’un tabou : l’homme est un dieu, il ne peut être questionné !

Et puis, quelle identité de remplacement ?

« A détruire (je n’aime pas la novlangue et son « déconstruire ») la masculinité paternaliste depuis des années, personne ne s’est attaché à construire ou même présenter une nouvelle masculinité conforme aux attentes de ceux et celles qui détruisent l’ancienne. L’homme actuellement a donc le choix entre être un phallocrate à l’ancienne ou rien. L’acceptation mène au malaise et sa contestation à une guerre des sexes. Enfin, tant que l’homme se définira par ce qu’en disent les féministes et les médias. » (Bfree)

Cette dernière remarque pose une bonne question, selon moi (il faudrait esquisser une nouvelle identité, faible et non discriminante, si possible non sexuée), mais l’annule en estimant que la guerre des sexes est un effet d’un discours .

Au total de ce petit travail de mise en ordre des commentaires, un rejet absolu, et d’entrée de jeu. Aucune discussion. Aucune évocation des mouvements Me Too, ni des violences masculines. Aucune remarque sur ce fait que plusieurs hommes ont publié des livres ou des articles sur ce mouvement et sont favorables à une déconstruction de la virilité.

Cela ne doit pas être une surprise. L’immense majorité des hommes se tient à l’écart du féminisme. Dans une« force tranquille », sure de soi et du maintien de sa domination (mais avec une grosse inquiétude en même temps). Et bien des femmes sont amenées à accepter cette situation et à ravaler leur révolte spontanée, à l’adoucir par un « Je ne suis pas féministe, mais… ».

Les pionniers, hommes favorables au féminisme, sont encore trop peu nombreux et n’ont pas encore développé un plan pour s’adresser efficacement à leur frères. Leur lutte reste timorée. Or c’est pour moi d’abord sur le plan, sur l’identité (faible) de remplacement, sur les causes internes aux hommes qu’il faut travailler, entre pionniers.

La journaliste avait fait un bon travail en mettant en avant des essais en ce sens dans les livres et les blogs. Mais, pour la masse des hommes, la question de la virilité doit rester taboue et non définie.

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Un commentaire pour Un déni de la domination masculine ? Quel déni ?

  1. Dominique dit :

    Je n’ai pu m’empêcher, en lisant la liste des commentaires détaillée ici, de faire le parallèle avec d’autres luttes, également en faveur de l’égalité. Plutôt que se disperser en faisceaux utiles qu’au systèmes de vendeurs en cours, elles devraient s’agréger autour de cette idée, pour servir le fond, pour de bon. D’autant mieux que sa nécessité est incontestable.

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